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ProcessWorld2009

ProcessWorld 2009 se déroulera en plusieurs temps.
Le Club Utilsateur Aris et moi-même assisterons à la session de Prague, les 8 et 9 juin prochains.

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为什么建立过程的模型 ?

 

认识过程、生长过程、决策过程。。。 。。。 利用这些词语很容易,但是谁知道过程有什么改进 潜力、革新潜力?为了正确地使模型化谁知道什么困难应该克服?

 

看看过程一下,你们就看到还有很多是要做。没有通用的语言、法子、作法、规格、教学 等等。

 

只有几个学校提议这个学科。人么不都觉得建立 过程 的模型是行业。 专职已经买BSC、风险分析、ISO 规范、BPM。。。。。。 而最重要的是内在 的过程。

 

我肯定了写作一本书,<<模型工 le modélisateur  >>,指个人他建立 过程 的模型。

 

我的方法是教育的,也是实际的,在我的书里有130个 例子

 

如有需要, 请随时写我 

 

 

 

 

Dimanche 8 juin 2008

Dans mon livre, « le modélisateur[1] », le chapitre 3 est consacré à l'approfondissement de la modélisation des processus. Devant la diversité et la richesse des thèmes qui peuvent être abordés, je décide aujourd'hui d'apporter un certain nombre de prolongements au livre Le modélisateur sous forme de fiches thématiques.

 J'ai choisi ici d'approfondir les possibles interactions entre les instances d'un processus. Je définis comme « instance de processus » le parcours unitaire d'un produit dans un processus, produit qui se transforme tout au long du processus, de la matière entrant dans le processus jusqu'à aboutir au produit du processus. Généralement, le processus est constitué de n instances qui le parcourent successivement. Je définis comme « interaction entre instances » toute interaction entre les produits qui parcourent le processus.

 Un premier cas d'interaction, très fréquent, est celui du traitement par lots. Le produit transformé par le processus est alors un ensemble de produits unitaires traités en lot. Un second cas, également fréquent, est dû à des débits variables dans le processus, créant des goulets d'étranglement et des files d'attente[2]. Un troisième cas se réalise lorsqu'il y a des branches et cheminements multiples disponibles dans le processus. Les produits peuvent se croiser ou entrer en collision aux points de rassemblement des branches. Un autre cas se présente également lorsqu'il y a des dégroupements - regroupements[3] lors de mises en parallèle d'activités dans le processus. Les discontinuités dans le processus[4] peuvent également créer des interactions entre instances, sans oublier le pire des cas : la gestion des priorités.

 J'ai exclu de cette analyse le phénomène de rémanence[5] entre instances qui pose toute la problématique de la répétabilité et de la maîtrise de la variabilité dans un processus.

  Le traitement par lots:

 Le produit transformé par le processus est un regroupement de produits élémentaires appelé « lot ». A chaque opération du processus, le lot est traité comme un paquet, un ensemble. En réalité, au sein de chaque opération, les éléments du lot sont traités en série, de manière plus ou moins organisée et le lot est reconstitué avant de passer à l'opération suivante.

De plus, dans bien des cas, des opérations de dégroupements - regroupements sont nécessaires en début et fin d'opération (cf. les dégroupements - regroupements)

Le suivi des produits est généralement assuré au niveau du lot, ainsi que la traçabilité.

Les instances, c'est-à-dire les éléments du lots sont traités ensembles, solidaires et indissociables mais que se passe t-il aussi lorsqu'un des éléments du lot est rebuté ? Le lot change t'il de taille ? Est-il complété ? Mais comment ?

Les interactions possibles sont :

Comportement des éléments du lot à l'intérieur d'une activité, dont le dégroupement - regroupement,

Perte d'un élément du lot, changement de taille ou reconstitution d'un lot incomplet

 Les débits variables, goulets d'étranglement et files d'attente:

 Dans un processus, il est difficile de réguler les temps de traitements de manière à ce que le débit du processus soit constant. Il y a souvent des phénomènes de « goulets d'étranglements » et l'obligation de réguler le flux par des inter opérations se traduisant par des files d'attentes.

Les interactions possibles sont :

La création de files d'attentes, leur constitution, leur gestion.

Les branches et cheminements multiples:

 Lorsque le processus offre des alternatives multiples, dans la plupart des cas, les temps de parcours des différentes branches sont inégaux. Une instance qui précède initialement une autre instance peut se faire doubler par cette autre instance qui emprunte une branche plus rapide ; ou bien, au point de raccordement des branches, créer une collision.

Les interactions possibles sont :

Les changements d'ordre de passage des produits des instances

La collision aux points de regroupement

Avec des problèmes sous-jacents de comptage aux points de passage, perte de traçabilité, attentes imprévues...

  Les dégroupements et regroupements:

 Les opérations de dégroupement et de regroupement défont et refont les lots. Les produits se retrouvent dans des zones d'attentes et de tri, voire de conditionnement / déconditionnement. Un des risques les plus important est de perdre la traçabilité des produits du lot.

Les interactions possibles sont :

La création de dégroupement - regroupement, leurs constitutions et leurs gestions

  Les discontinuités dans le processus:

 Lorsqu'une instance de processus est interrompue ou qu'une autre est reprise, les flux des instances environnantes s'en trouve modifiés.

Pouvant intervenir à n'importe quel point du processus, les discontinuités peuvent engendrer tout ou partie des phénomènes précédemment décrits, avec le handicap supplémentaire de pouvoir intervenir n'importe où ou n'importe quand dans le processus.

  La gestion des priorités:

 Ce cas très particulier est très prisé des entreprises. Il s'agit de privilégier certaines instances de processus en leur appliquant une « priorité » qui leur permet de passer avant les autres instances, souvent au détriment de leur traitement qui se trouve alors suspendu. L'application de priorités peut engendrer des discontinuités, perturber les lots et les dégroupements - regroupements, faire apparaître des goulets d'étranglement ainsi que des zones de stockage ou d'attente nouveaux. En bref, la gestion des priorités déstructure le processus à tout coup et à tout coût !

Elle peut être assimilée au phénomène de discontinuité étudiée précédemment.

  En résumé :

 La probabilité d'apparition d'interactions entre instances est non négligeable. Il est donc souhaitable d'anticiper de tels phénomènes notamment en organisant :

  • - les attentes et les regroupements/dégroupements potentiels (ne serait-ce que par la mise en place de règles applicables en cas d'apparition de tels besoins);
  • - les conditions des arrêts et reprises d'instances interrompues;
  • - une traçabilité robuste à toutes les perturbations décrites précédemment.

 

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[1] Le modélisateur - de la modélisation des processus, Dominique Thiault, 2007, Collection Hermès Sciences.

[2] Ibid., page 159, § 3.10.1 L'attente

[3] Ibid., page 163, § 3.10.4 Les dégroupements et regroupements.

[4] Ibid., page 165, §3.11 Les discontinuités du processus.

[5] L'effet de rémanence  peut être bon ou mauvais. Un bon effet, par exemple, est l'effet d'apprentissage : les instances précédentes permettent à l'opérateur d'améliorer son travail, ce qui bénéficie aux instances à venir (gain de temps, de qualité...) Un mauvais effet est l'effet de lassitude ou de fatigue qui entraîne une dégradation du traitement au fur et à mesure des instances qui passent. Dans tous les cas, on ne peut pas dire que les instances amont sont sans effet sur les instances aval, que ce soit volontaire et instrumenté ou non. Ce qui est vrai pour l'opérateur est vrai pour tous les autres facteurs influençant les activités du processus : moyen, milieu, ...

 

Par Dominique THIAULT - Publié dans : la modélisation avancée
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Samedi 19 avril 2008

Le soleil n'est pas encore levé. Déjà je retourne entre mes mains le petit carnet retrouvé la veille au soir au fond d'un tiroir. Un petit carnet de voyage où est noté minutieusement comment aborder une mythique promenade balisée qui prend naissance au « Rendez-vous des demoiselles », à la lisière de la forêt du comté.

Carnet à la main, équipé comme un randonneur modèle, je me rends au point de départ de ce qui promet d'être une charmante promenade estivale. Sans le carnet, je n'aurais jamais trouvé le point de départ: une balise décorée d'un lapin blanc. Il invite tout un chacun à s'engager dans le petit chemin ombragé (1). Il y a là un couple que je salue : « Bonjour, vous êtes venus pour la promenade balisée ?  - Bonjour, non, nous ne sommes pas encore décidés et puis nous n'avons pas de bonnes chaussures - Et bien, bonne journée. » Je me lance seul dans l'aventure. Il ne suffit pas d'indiquer le chemin, pensé-je, encore faut-il être décidé (2).

Le petit carnet explique comment le chemin est alternativement jalonné de balises hexagonales sur fond gris clair qui renseignent le promeneur sur le chemin à prendre et de panneaux de jeu rectangulaires sur fond gris foncé qui invitent ce même promeneur à quelques expériences éducatives ou ludiques. D'autres signes caractéristiques viennent compléter ces indications pour indiquer la difficulté de la marche, les consignes de sécurité en cas d'incendie ou tout autre disposition pratique qui m'auraient échappées sans le précieux carnet (3).

J'alterne ainsi orientations et jeux, quelquefois perdu lorsque les ans passés ont fait disparaître une balise ou une autre (4). Au loin, les cloches de Guermantes me rappellent qu'il est déjà midi. Je prends conscience que même si chaque activité proposée aux poses ne prend qu'environ dix minutes, le temps est plus que doublé par les marches qui séparent les panneaux(5).

Je rencontre un nouveau panneau. Il m'invite à ne surtout pas manquer deux chemins de découverte aussi attrayant l'un que l'autre. A chaque pas, la chaleur des sous-bois exhale des odeurs de cèpes et de pins.  Deux balises indicatrices me sortent de ma rêverie ! Chacune  m'invite à suivre une voie différente. Perplexe, je me demande : Faut-il me partager en deux ? Dois-je les emprunter successivement (6)? Petit carnet, vient à mon secours ! Malgré toute une liste de conseils et de recommandations pratiques, je n'en trouve aucune adaptée à la situation. Je m'en remets au hasard (7).

Chemin faisant, je me demande : Mais à coté du sentier balisé, qu'est ce qu'il y a ? Est-ce que je ne sacrifie pas quelque chose ? Vite, mon carnet...  « Ne regrette jamais le chemin emprunté, il est fait pour te guider là où il a prévu de te mener ». Bien sûr, jusqu'à présent, j'accomplis bien ce que je désire accomplir : découvrir cette charmante promenade estivale et non le reste de la forêt (8)!

Je suis seul, jusqu'au moment où j'entends derrière moi une voix claire me demander : « Bonjour, excusez-moi, je peux vous dépassez ou préférez-vous que nous continuions ensemble  (9)? - Bonjour, le sentier est large, et si mon rythme lent ne vous pèse pas, ce serait un plaisir que vous vous joigniez à ma modeste aventure » (10). En cette charmante compagnie, le temps suspend son vol, je n'ai plus la même perception de la balade maintenant que nous cheminons de concert(11).

La promenade aurait été délicieusement interminable si le ciel ne s'était brusquement obscurci et qu'une pluie soudaine y mit fin. Vite, il faut interrompre la balade et trouver un abri. (12). Hors du sentier, il n'y a plus de repère. Mon carnet ne m'est plus d'aucun secours car à la suite de la toute dernière recommandation est écrit au crayon « réfléchir au comportement à adopter en cas de pluie, orage ou tout autre incident de parcours ! » (13)

La pluie frappe les vitres de la fenêtre de mon bureau et me sort de l'analyse de cette dernière CPE, réalisée en groupe ce matin.  Cette CPE qui n'est pas une aussi Charmante Promenade Estivale que cela. Que d'imperfections ai-je révélé en parcourant cette CPE de l'intérieur. En me substituant à l'objet que le processus transforme, d'activité en activité. En observant le processus de dedans pour mieux voir tout ce qu'il y a autour. Que d'étonnements, de perplexités, de choix, de pertes du chemin,... Les promeneurs  sont autant d'instances de processus qui transforment autant d'objets distincts : Sont-ils en file indienne ? Côte à côte ? Peuvent-ils se doubler, se gêner, créer des embouteillages  ou se regrouper pour cheminer ensemble ?

Pour ma part, à travers cette expérience par la pensée, j'ai découvert une manière nouvelle d'aborder le connecteur « et » (6) et les interactions entre instances (10). Deux notes d'approfondissement préciseront ces points prochainement.

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En attendant ces notes, voici quelques clefs pour décoder cette balade :

 (1) Entrons tout d'abord dans le processus...Mais où est l'événement déclencheur du processus ? L'événement déclencheur est introduit par un processus amont sous forme d'interface de processus[1]. L'interface de processus réalise le chaînage entre processus et introduit l'événement déclencheur.

(2) Un événement déclencheur en est-il vraiment un[2] ? Ici « départ » est-il le réel déclencheur de la promenade ? « Être équipé » est-il une condition de déclenchement et le réel événement ne serait-il pas « départ pour le randonneur motivé » ?

(3) Le carnet fait office de référentiel de modélisation[3] : il explique les symboles (vocabulaire) et les règles (grammaire).

(4) L'alternance événements / activités constitue l'ossature de la CPE[4]. S'il en manque une, le lecteur peut perdre le fil de la trame temporelle du modèle.

(5) Vu de dedans, l'alternance des événements et des activités sont comme les petits cailloux blancs du Petit Poucet. Mais le temps de cycle n'est pas la somme des seules durées des activités, il faut y ajouter, par exemple, les temps de transfert ou d'attente[5].



 (6) Le panneau « et » est pour moi un premier dilemme : ne possédant pas le don d'ubiquité, comment emprunter à la fois deux chemins distincts ? Avais-je si bien modélisé que cela en choisissant ce type de bifurcation ?  Le connecteur « et » est-il compatible d'une description temporelle ? Voici une première ambiguïté que je n'avais pas relevée jusqu'à présent : Suis-je obligé à la simultanéité des actions à mener ? Dois-je repasser par le chemin que je n'ai pas pris ? Mais dans quel ordre faut-il alors les prendre et comment revenir sur mes pas pour reprendre ce chemin que je n'ai pas encore parcouru ? De dedans, les choses sont décidemment vues sous un angle nouveau.

(7) A une bifurcation, quel plaisir de trouver des événements clairs qui permettent de choisir le bon chemin. Ici, lorsque le modèle ne se suffit pas à lui-même, une règle explicite, qui permet de traiter des cas difficilement modélisables, lève toute ambiguïté et complète utilement l'objet connecteur[6].

(8) Un modèle est une réduction de la réalité. Ce qui est important, c'est qu'il serve la finalité recherchée. En cas de doute, il faut toujours se référer à la finalité du modèle[7].

(9) Une instance de processus n'est pas un processus (la voiture qui passe dans le tunnel n'est pas le tunnel). Dans ma réflexion, je suis rattrapé par un autre promeneur qui vient à ma hauteur. Cette autre instance de processus me fait prendre conscience qu'une instance de processus n'est pas le processus  et qu'il faut aussi examiner le comportement des multiples instances qui traversent le processus.

(10) Que se passe t-il si plusieurs instances se rencontrent, voire se croisent ou se regroupent[8] ? Devons nous nous grouper pour faire un bout de chemin ensemble ? Est-ce alors la même randonnée, le même processus ? Qu'est-ce qui change ? Et quand et  comment un jour séparer nos routes?

(11) L'objet de la transformation du processus n'est plus le même (une personne seule/ deux personnes ensembles). Est-ce bien le même processus ?[9]

(12) Que se passe t-il lorsque le processus est interrompu[10] ? Une pluie vint à surgir, pas question de poursuivre la route ainsi, que faire ? Bien souvent n'est décrit du processus que le cheminement principal. Les interruptions et autres discontinuités de processus ne sont pas prises en compte. L'opérateur, face à ce type de situation, n'a pas toujours la réponse adéquate.

(13) Une règle pour expliciter le traitement des interruptions est une bonne réponse. Un exemple dans les entreprise : le traitement des non-conformités. Cette règle s'applique, dans n'importe quel  processus, dès lors qu'une non-conformité interrompant le processus est détectée.

En conclusion :

Modéliser est un acte créatif. La créativité est souvent stimulée par les associations d'idées, les expériences par la pensée, les transpositions de toutes natures. Ici, le modélisateur décide de se promener à l'intérieur d'un modèle de processus. Il découvre un point de vue nouveau. A vous d'en faire l'expérience et d'en faire partager la communauté des modélisateurs de processus ! La Charmante Promenade Estivale n'est qu'un nouveau méta-modèle à votre disposition.

 



[1]Le modélisateur - de la modélisation des processus, Dominique Thiault, 2007, Collection Hermès Sciences, page 48, § 2.4.1.1 L'interface de processus.

[2] Ibid., page 119 § 3.3.3 Un événement nécessaire est-il toujours suffisants, et §3.3.4 et 3.3.5 suivants.

[3] Ibid., page 191 Chapitre 4  De la modélisation au projet de modélisation : conduire un projet de modélisation des processus - introduction-

[4] Ibid., page 37, § 2.3.1.2 Le métamodèle « chaîne de processus événementielle étendue ou « CPEe ».

[5] Ibid., page 159 § 3.10 Les activités cachées du processus.

[6] Ibid., page 153, § 3.9 La règle, page 156, figure 3.45 « un autre exemple d'emploi d'une règle pour simplifier un modèle ».

[7] Ibid., page 28 § 2.1 Le périmètre et la finalité de la modélisation.

[8] Ibid., page 163 §3.10.4 Les dégroupements et regroupements

[9] Ibid., page 69 § 2.4.2.3 Commentaires sur les changements d'objets du processus.

[10] Ibid., page 165 § 3.11 Les discontinuités de processus.

Par Dominique THIAULT - Publié dans : la modélisation avancée
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Samedi 15 mars 2008
Dans mon livre, « le modélisateur[1] », le chapitre 3 est consacré à l’approfondissement de la modélisation des processus. Devant la diversité et la richesse des thèmes qui peuvent être abordés, je décide aujourd’hui d’apporter un certain nombre de prolongements au livre Le modélisateur sous forme de fiches thématiques.
 
J’ai choisi, pour cette fiche, de me pencher sur une notion qui paraît assez évidente: la notion d’activité. Que sait-on de l’activité ? C’est le premier élément introduit très tôt dans mon ouvrage. L’activité est définie comme élément de base qui recouvre indifféremment les processus, activités, tâches et gestes[2]. L’activité est vue de manière macroscopique et généralement nommée par sa finalité plus que par son mode opératoire.
Dans la définition précédente, l’activité transforme, dans la dimension temps, un objet « O » selon deux autres dimensions : l’espace et la forme (l’état). L’activité débute par un événement déclencheur Ed et s’achève par un événement de résultant Ef. Généralement, les événements sont en rapport avec les états de l’objet avant et après la réalisation de l’activité. L’activité est réalisée par un opérateur (L’opérateur, qu’il soit humain ou robotisé, agit, réalise une activité). Des ressources ou contraintes cadrent la mise en œuvre de l’activité[3]. L’opérateur qui réalise cette activité est appréhendé comme « une compétence requise pour exercer cette activité », une ressource humaine nécessaire à son accomplissement[4]. Il n’est pas perçu comme un acteur « agissant » et maîtrisant l’ensemble des opérations constituant l’activité, mêlant ses objectifs propres (conscients ou inconscients) aux objectifs associés à la bonne exécution de l’activité.
Ainsi, l’activité elle-même et son opérateur se situent dans un environnement, un contexte. L’activité peut prendre des formes plus ou moins complexes et être plus ou moins dépendante de son contexte. L’opérateur est également plus ou moins dépendant du contexte. Le contexte d’une activité  et d’un opérateur est plus ou moins figé ou évolutif dans le temps (et dans l’espace quand il s’agit d’une même activité réalisée simultanément en plusieurs lieux par plusieurs opérateurs).
 
 

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On peut distinguer le contexte interagissant sur l’activité indépendamment de l’opérateur, que je le nommerai « contexte activité », du contexte interagissant avec l’opérateur, que je nommerai « contexte opérateur ».

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Pour une activité donnée, quels sont les facteurs influents des contextes activité et opérateur? Je n’étudierai pas ici le contexte activité. Le lecteur peut se reporter aux modèles « 5M[5] », à la maîtrise statistique des processus et autre méthodologies de maîtrise des activités. Pour étudier le contexte opérateur, je vais tenter de catégoriser les interactions entre le contexte et l’opérateur :
-      Le contexte environnemental de l’opérateur regroupe tous les paramètres physiques de l’environnement de l’opérateur pouvant avoir une influence sur lui à travers ses sens : lumière, bruit, odeurs, température, humidité, horaires et rythme de travail. (A ne pas confondre avec ces mêmes types de paramètres physiques, mais en interaction avec l’objet de l’activité. Par exemple, la lumière peut avoir un effet important sur un objet photosensible indépendamment de son effet sur la vue de l’opérateur) ;
-      Le contexte informationnel de l’opérateur est l’ensemble des canaux d’informations susceptibles d’interagir avec l’opérateur : documents matérialisés ou dématérialisés, informations orales, signes ;
-      Le contexte psychique individuel représente le propre environnement psychique de l’opérateur : ses préoccupations, ses états d’âmes tout autant que ses sentiments ;
-      Le contexte psychique collectif regroupe les interactions de l’opérateur avec les différents groupes qui l’entourent : collègues, équipes produits ou projets, hiérarchie…
L’interaction de l’opérateur avec son contexte sera influencée par le caractère prévu ou imprévu de la situation dans laquelle se trouve l’opérateur à un moment donné (on peut penser aux imprévus tels qu’un accident, un départ d’incendie, le malaise d’un collègue…).
De même, l’opérateur peut être soumis à des tâches interférentielles : appel téléphonique, demande d’un collègue ou de la hiérarchie, visite d’un client…Il ne faut pas oublier non plus que l’opérateur est « apprenant », il suffit pour s’en convaincre de se reporter aux courbes d’apprentissages, « décidant » car disposant d’un certain degré d’autonomie et surtout « humain » dans sa capacité à se tromper et à courir à la fois après des objectifs assignés et personnels, conscients ou inconscients !.
Parmi toutes les problématiques que peuvent soulever les interactions contexte - opérateur, l’une d’entre elles est abordées dans ce qui suit : la maîtrise de la variabilité.
Comment réduire la variabilité et obtenir une répétitivité satisfaisante d’une activité : une même activité produit-elle un même objet, dans des espaces et des temps pouvant être différents ? On pourrait penser qu’en réduisant au maximum les variations du contexte, on obtiendrait des activités  « identiques » d’une instance à l’autre du processus. On peut distinguer de la même manière la variabilité dépendante du contexte activité de celle dépendante du contexte opérateur indépendamment des variabilité propre à aux autres interfaces de l’activité (méthodes, moyens, matière) et à l’opérateur. Comment aborder alors le contexte opérateur et la variabilité associée ? Ne faut-il pas « rentrer » dans le contenu de l’activité pour y voir clair sur ce sujet ? Que dire du contenu de l’activité ?
Aussi détaillée qu’elle soit (la description de son déroulement opératoire), elle est toujours le fruit de ce que l’opérateur décide de réellement réaliser, en fonction du contexte, de son interprétation du déroulement opératoire et de son aptitude à réaliser ce qui est décrit. A-t-on intérêt à détailler le mode opératoire ? Réduire l’influence du contexte ? Ou contrôler ce qu’a réellement réalisé l’opérateur (opération supplémentaires de contrôle ou mise en place d’indicateurs) ?
 
D. THIAULT le 15 mars 2008
 


[1] Le modélisateur – de la modélisation des processus, Dominique Thiault, 2007, Collection Hermès Sciences.
[2] Ibid., page 31 § 2.2.1 Les premiers modèles et éléments.
[3] Ibid, page 53 Figure 2.22 Toute la diversité des éléments disponibles pour enrichir la description des activités.
[4] Ibid, page 51 §2.4.1.3 L’élément rôle/métier, page 125 §3.4 Les acteurs - un petit pas vers le Knowledge Management.
[5] Ob. Cit., Dominique Thiault, page 20, §1.1 Notion de processus.
Par Dominique THIAULT - Publié dans : la modélisation avancée
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Lundi 19 mars 2007

Vous désirez en savoir plus sur le livre "Le modélisateur - de la modélisation des processus d'entreprise"?

N'hésitez pas à me contacter sur ce blog pour approfondir l'un des nombreux sujets qui sont abordés dans cet ouvrage: modélisation de processus, ouverture vers le BPM, le Knowledge Management, la gestion de projets de modélisation de processus d'entreprise...et m'apporter votre critique constructive sur l'ouvrage!

Dominique THIAULT
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Lundi 19 mars 2007

 

Ingénieur INSA Lyon, Dominique Thiault possède une grande expérience industrielle acquise dans les groupes Sfim, Sagem et Safran. L’auteur promeut l’amélioration continue par le management des processus, tant à la direction de la qualité Safran qu’à la vice-présidence du Club Utilsateurs Aris.

 

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Lundi 19 mars 2007

Les processus sont présents dans toutes les  organisations, indépendamment de leur taille ou de leur activité. Qu'ils soient transverses,  en interne ou partagés entre plusieurs entités (clients, fournisseurs), les processus constituent le véritable système nerveux de l'entreprise.  Bien gérés et optimisés, ils renforcent ses avantages concurrentiels et  contribuent à son développement (dans certains cas même, à sa survie). C'est pourquoi l'approche processus dont il est question dans le présent ouvrage, permet de proposer des produits et des services plus rapidement que les concurrents et donc de réagir à tout moment aux exigences du marché  et de l'environnement réglementaire.

A travers une telle démarche de BPM (Management par les Processus),  les entreprises sont à même de parfaitement s'adapter à l'évolution de la demande notamment client, en interne comme en externe, et ce, via  des  cycles  complets  d'amélioration continue. Le patrimoine d'information processus couvert par elle ("référentiel") permet par ailleurs de mieux maîtriser les règles de gouvernance qui régissent le  fonctionnement et les évolutions de l'entreprise. Enfin, le système d'information supportant les activités  peut  être correctement aligné sur les processus stratégiques, devenant par là même porteur d'une forte valeur ajoutée pour toute l'entreprise.

Il est souhaitable que certains collaborateurs maîtrisent l'ensemble des composants qui peuvent influer sur la performance des processus. Les modélisateurs ont ce profil qui permet de structurer l'information dans un référentiel d'entreprise qui, au regard des outils dont nous disposons à ce jour, permet de resituer chaque composant dans le ou les contextes où ils interviennent. Les profils de ces acteurs doivent remettre sans cesse le métier sur l'ouvrage car l'entreprise est avant tout un organisme vivant. Grâce à son expérience et ses nombreux travaux réalisés depuis plusieurs années avec  la plateforme ARIS, Dominique Thiault met en perspective avec talent les enjeux forts associés à ce challenge permanent de la recherche de performance,  et  répond ainsi pleinement aux attentes d'utilisateurs francophones fortement engagés sur ce terrain dans leurs entreprises.

 

 

 

Emmanuel Ménager

Directeur Stratégie et Partenariats BPM

IDS Scheer France

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Lundi 19 mars 2007

Face aux fluctuations du marché et à une concurrence mondiale exacerbée, les entreprises doivent s’adapter sans cesse et réduire leurs coûts en permanence, pour continuer à faire la course en tête.

Un des facteurs clefs de la réussite réside dans la maîtrise des processus qui sous-tendent leur performance industrielle.

C’est pourquoi, au sein du Groupe Safran, et notamment dans la Branche Communication, les efforts d’innovation portent simultanément sur la conception des produits et sur l’optimisation des processus industriels.

Innover dans l’organisation de nos processus industriels, pour réduire nos temps de cycles, optimiser l’utilisation de nos ressources et tirer parti des ruptures technologiques, nécessite, dans une première étape, de bien les connaître. 

La modélisation est la première étape essentielle dans la connaissance des gisements de progrès qui sont à notre portée.  Elle doit être le reflet le plus fidèle possible du terrain.

L’ouvrage conçu par Dominique THIAULT donne au lecteur, de façon pédagogique et concrète, les clés indispensables pour relever avec succès ce défi.

Xavier Lagarde

Président Directeur Général de Sagem Communication

 

 

 

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Lundi 19 mars 2007

Processus, modélisation, risques associés, interfaces, propriétaire, modélisateur, revue globale, intégration : autant de notions, de logiques, de mots quasiment inconnus voici quelques années… et faisant désormais partie du référentiel incontournable dans les entreprises, administrations, collectivités françaises.

Le management autour des processus devient "tendance". Parce qu'il permet de répondre aux besoins d'amélioration continue du service au client, fruit d'un fonctionnement nécessairement transverse et d'asseoir le pilotage de la performance. Parce qu'il permet de prendre en compte les exigences réglementaires ou normatives de toutes natures et la prévention/maîtrise des risques, de structurer les approches touchant à l'architecture des systèmes d'information. Enfin parce qu'il fonde une dynamique collective et partagée, qui traverse, voire transcende l'organisation.

Oui, mais… Cela ne peut fonctionner que si la démarche, la méthodologie s'avèrent accessibles. Bien souvent, les présentations qui en sont faites demeurent relativement obscures. C'est particulièrement vrai pour la dimension-clé de la description, la représentation, la consolidation - la modélisation des processus. C'est encore plus vrai pour le rôle-clé de l'acteur dont tout le monde a besoin, managers comme intervenants multiples - le modélisateur.

Les pages du présent ouvrage, via les textes, les illustrations, offrent précisément l'opportunité de découvrir ou de redécouvrir cette discipline d'une importance déterminante, aujourd'hui sans doute, demain sûrement. Et ce, de manière simple, didactique, professionnelle, éprouvée. Sur la base d'exemples, de bonnes pratiques, l'auteur met à disposition un guide concret, utile, différent. Riche de réelles explications, de nombreux outils, de "petits secrets".

Une étude de cas, menée de bout en bout, sert de fil conducteur aussi pédagogique que pragmatique. Quant au "héros de l'histoire" [le modélisateur], il vit vraiment, comme au sein d'une entreprise ou d'un organisme public, une aventure professionnelle et humaine. Ainsi le lecteur perçoit-il clairement l'apport de ce héros, acteur du changement, en termes de conseil, de support, de relation, et de contribution à la chaîne de valeur globale. Relever les défis de la compétitivité et de la performance requiert de la méthode, du savoir-faire, de l'expertise. De ce point de vue, être modélisateur, c'est exercer un métier, alliant compétences techniques et qualités personnelles.

L'auteur, Dominique Thiault, maîtrise son sujet. Je sais par ailleurs combien il est ouvert aux échanges avec les autres, à la recherche permanente d'idées nouvelles. Et je connais son enthousiasme, son dévouement. Dans le cadre du Club Utilisateurs ARIS, qui rassemble les représentants de plus de cinquante entreprises, administrations ou collectivités françaises utilisant la famille de produits édités par IDS Scheer, Dominique Thiault fait autorité autant qu'il fédère. Avec cœur et compétence.

Puisse le présent ouvrage renforcer l'intérêt et la connaissance du plus grand nombre en matière de modélisation, de management des processus. Il y a là un véritable enjeu. Pour l'avenir.

 

 

 

Pierre Girault

Directeur Adjoint Qualité Sécurité Environnement et Développement Durable

d'Air France Industries

Président du Club Utilisateurs ARIS

Par Dominique THIAULT - Publié dans : lemodelisateur
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Samedi 3 mars 2007
 « Processus industriel, processus de paix, processus d’apprentissage… » Très souvent employé, bien trop souvent, a-t-on idée du potentiel d’amélioration et d’innovation qui se cache derrière le concept de processus ? Et des difficultés, bien souvent inattendues, qu’il faut surmonter pour le cerner et le modéliser correctement ?
Regardez autour de vous les modèles de processus réalisés, vous constaterez que tout reste à faire dans ce domaine : pas de langage commun, pas de méthode, peu de pratique, des modèles hétérogènes, incomplets, inexacts et souvent inutilisables. Les étudiants sont pas ou peu formés dans ce domaine et rarement confrontés aux cas réels à traiter. Quelques écoles seulement introduisent dans leur cursus une initiation aux outils de modélisation de processus. Le travail de modélisation des processus n’est pas encore reconnu comme un métier. Les professionnels qui gravitent autour des processus en sont déjà à vendre les BSC, analyses de risques, mise en place ISO, BPM,…alors que tout ceci s’appuie dans la plupart des cas sur des processus très mal modélisés, voire inexistants.
Comprendre et mettre en œuvre la modélisation des processus ne sont pas des tâches aisées, dans le sens où elles relèvent bel et bien d’un travail sur le long terme, basé sur l’observation, l’expérimentation et la connaissance des organisations d’entreprise.
C’est pourquoi j’ai décidé de creuser ce sujet passionnant. J’ai tout d’abord pensé aborder la modélisation sous l’angle théorique, mais rapidement, j’ai fait machine arrière. L’important dans tout cela, et ce qui manque et qui est au centre, c’est «le modélisateur », le professionnel qui conçoit les modèles de processus, ses doutes et ses certitudes, ses interrogations et ses choix. J’ai donc recommencé mon projet et décidé d’accompagner un modélisateur dans sa démarche, à travers une série d’entretiens avec les acteurs d’une entreprise.
Ma démarche est progressive, didactique et proche du candidat à la modélisation. Elle fait apparaître les concepts au fil du besoin et découvrir les difficultés très concrètement. Les modèles se suivent, se cherchent et se construisent pas à pas, itérativement. Des recommandations de modélisation se dégagent, des fondamentaux émergent. En prolongement de cette série d’entretiens, les besoins en approfondissements théoriques trouvent leur légitimité. Mais là encore, l’exemple et l’illustration (plus de 130 illustrations dans le livre) prennent le dessus pour ancrer le lecteur dans une approche pragmatique. Pour finir, il me semble important de faire partager mon expérience du management de projet en proposant une démarche simplifiée de conduite de projet de modélisation.
Ce livre a donc un objectif premier : accompagner le modélisateur, mon personnage central, dans les péripéties de la modélisation des processus, pour que cette dernière apparaisse dans toute sa dimension pratique. Concrètement, cet ouvrage s’organise en plusieurs moments progressifs : tout d’abord, mon fil conducteur basé sur un cas d’école : le processus « livrer ». En écho à ce processus canonique, je propose ensuite un approfondissement des points les plus « sensibles » de la modélisation (place des processus dans l’organisation d’une entreprise, modélisation évènementielle, discontinuités des processus…). Je termine en invitant le lecteur à conduire un projet de modélisation bâti sur un référentiel, une charte, qui reprend tous les principes développés dans ce livre. Cet ouvrage et la plupart de ses illustrations sont adossés à la suite logicielle de modélisation des processus ARIS Platform, dont l’éditeur est IDS Scheer .
 

Why model processes?

 

 “Business Process, process of peace, process of learning…” Notion of process is very often employed, well too often. Do you size up the potential of improvement and innovation hidden behind the concept of process? And of the difficulties, very often unexpected, which should be overcome to understand it and model it correctly?
Look everywhere the process models carried out, there is a lot left to do: no common language, no method, short practise; heterogeneous, incomplete, inaccurate and often unusable models. Students are not much trained in this field and not enough confronted with the real cases. In their curriculum, some schools just offer an initiation of modeling processes tools. Modeling processes design is not recognised yet as a profession. One may already sell the BSC, risk analysis, ISO carrying out, Business Process Management. All that is based on processes, but these processes are very badly modelled, even non-existent.
Understanding and implementing the modeling of the processes are not easy tasks, in that they result from a work on the long run, based on observation, experimentation and knowledge of the organisation structure.
This is why I decided to go into detail this theme. First I thought tackling modeling in a theoretical way and I quickly reconsidered. The important thing and what misses but is central is “the modeler”, the professional who designs the process models, his doubts and his certitudes, his interrogations and his choices. Thus I decided to start again my project and to accompany a modeler in his approach step by step through series of discussions with the actors of a firm.
My approach is progressive, didactic and close to the candidate to modeling. It reveals the concepts step by step to discover the difficulties in a concretely way. The models are gradually and repeatedly followed, sought and built. Recommendations of modeling emerge, fundamental rules come up. Complementing these series of talks theoretical deepenings are growing on. Examples and illustrations (more than 130 illustrations in the book) ingrain a pragmatic approach. To conclude, it seems important to me to share my project management background by proposing a simplified procedure of modeling project management.
Par Dominique THIAULT - Publié dans : lemodelisateur
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Why model processes?

 
 “Business Process, process of peace, process of learning…” Notion of process is very often employed, well too often. Do you size up the potential of improvement and innovation hidden behind the concept of process? And of the difficulties, very often unexpected, which should be overcome to understand it and model it correctly? 
To include/understand and implement the modeling of the processes are not easy tasks, in the direction where they concern a work indeed on the long term, based on the observation, the experimentation and the knowledge of the organisations of firm/[company].
This is why I decided to dig this enthralling subject. I first of all thought of approaching modeling under the theoretical angle, but quickly, I made back machine. The important thing in all that, and what misses and which is in the centre, it is “the modelisator”, the professional who designs the process models, his doubts and his certainty, his interrogations and his choices. I started thus again my project and decided to accompany a modelisator in his step/[procedure], through a series of discussions with the actors of a firm/[company].
My step/[procedure] is progressive, didactic and close to the candidate to modeling. It reveals the concepts with the wire of the need and to discover the difficulties very concretely. The models are followed, are sought and are built step by step, repeatedly. Recommendations of modeling emerge, of fundamental emergent. In prolongation of this series of talks, the requirements in theoretical deepenings find their legitimacy. But there still, the example and the illustration (more than 130 illustrations in the book) take the top to anchor the reader in a pragmatic approach. To finish, it seems important to to me to make share my experiment/[experience] of the management of project by proposing a simplified step/[procedure] of project management of modeling.

This book thus has an objective first: to accompany the modelisator, my central character, in the adventures of the modeling of the processes, so that the latter appears in all its practical dimension. Concretely, this work is organised in several progressive moments: first of all, my discussion thread based on an academic case: the process “to deliver”. In echo with this canonical process, I propose then a deepening of the “significant” points more of modeling (place of the processes in the organisation of a firm/[company], event-driven modeling, discontinuities of the processes…). I finish by inviting the reader to lead a project of modeling built on a reference frame, a charter, which takes again all the principles developed in this book. This work and the majority of its illustrations are leant after software modeling of the processes ARIS Platform, whose editor is IDS Scheer.

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